Copropriétés : les différents types de syndic

C’est une disposition de la loi Alur que beaucoup de copropriétaires ne connaissent pas : la mise en concurrence de son syndic. Tous les trois ans, le conseil syndical a l’obligation de procéder à une sorte d’ « appel d’offres ». Syneval, courtier en syndic, détaille les différentes formes de syndics existantes en fonction du profil de la copropriété.

Le syndic bénévole

Si le métier de syndic ne s’improvise pas, il est tout de même possible de devenir bénévole, sans pour autant avoir un diplôme particulier. Comme un syndic professionnel, un syndic bénévole doit s’assurer de la bonne gestion d’une copropriété : tenue de la comptabilité, lancement des travaux éventuels de rénovation ou d’entretien, organisation des Assemblées Générales… L’avantage de cette forme de syndic ? Son faible coût. Toutefois, ce mode de fonctionnement ne convient pas à toutes les copropriétés.

« Cette catégorie de syndic convient surtout aux petites copropriétés (moins de 15 lots), qui disposent de faibles équipements collectifs et où un climat serein règne entre les copropriétaires », souligne Rachid Laaraj, fondateur de Syneval.

Le syndic en ligne

Autre mode de fonctionnement dans l’ère du temps : les syndics en ligne. Apparus il y a une dizaine d’années, ces professionnels proposent des services 100% digital. La particularité de cette solution, c’est que le gestionnaire ne se rend pas dans la copropriété et gère celle-ci à distance.

Ainsi, certaines missions sont déléguées au conseil syndical, comme la tenue de l’Assemblée, la réception des demandes des copropriétaires ou encore le suivi des tâches réalisées par le personnel d’immeuble.

Pour Syneval, ce type de fonctionnement n’est optimal qu’à condition que la taille de la copropriété soit relativement réduite (moins de 30 lots), et que le conseil syndical soit fortement impliqué. En outre, la gestion de la copropriété doit être simple avec un nombre limité de contrats.

Le syndic traditionnel

Enfin, dernière solution, la plus prisée par les Français avec 90% des copropriétés gérées : les syndics professionnels. Ces syndics prennent en charge la gestion complète de l’immeuble. En général, mandater un cabinet de syndic est gage de sérieux et de sérénité pour les résidents.

Mais cette option a un coût : ces cabinets sont rémunérés par des honoraires de base (généralement compris entre 130 et 250 euros TTC par lot principal) couvrant la gestion courante ainsi que par la facturation de prestations particulières dites « hors forfait ».

« Faire appel à un syndic professionnel offre une solution simple, car les copropriétaires sont entièrement déchargés des tâches en lien avec la gestion d’un immeuble. De plus, les gros cabinets ont les compétences nécessaires pour gérer des copropriétés atypiques : par leur taille ou leurs équipements », conclut Rachid Laaraj.

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