Quelle tendance pour le marché des bureaux d’Ile-de-France ?

La courbe s’est inversée pour le marché des bureaux d’Ile-de-France. Après une année 2018 exceptionnelle, l’immobilier tertiaire a connu une baisse d’activité en 2019 avec une demande placée (surface louée ou vendue aux utilisateurs) de 2,4 millions de mètres carrés, soit un recul de 9%. « Supérieur de 5% à la moyenne des dix dernières années, ce résultat reste malgré tout très honorable », déclare Renaud Boëssé, Partner au département Bureaux de Knight Frank France.

Ce ralentissement, qui s’explique notamment par le manque d’offres disponibles dans certains secteurs tertiaires, a concerné tous les types de surface. Les petites surfaces (celles de moins de 1 000 m²) enregistrent ainsi un repli de 8% sur un an, tandis que les surfaces de taille intermédiaire (1 000 à 5 000 m²) résistent un peu mieux (-6%). La baisse est plus marquée pour les grandes surfaces, tant en nombre, avec 69 transactions supérieures à 5 000 m² (contre 83 en 2018), qu’en volume avec 865 000 m² placés en 2019 contre près d’un million en 2018.

Paris toujours prisée par les entreprises

Malgré des loyers élevés et une offre de bureaux limitée, Paris reste une cible de choix. Pour preuve, 70% des sociétés du Next40 se situent dans Paris intra-muros. Les entreprises d’autres secteurs privilégient également la capitale et ses quartiers les plus centraux.

La très forte pénurie de surfaces disponibles a tout de même pesé sur le marché parisien. Le volume de la demande placée y a en effet atteint un peu moins de 840 000 m², soit une baisse de 20% par rapport à 2018 et de 4% par rapport à la moyenne décennale.

Le Quartier Central des Affaires (QCA) a capté près de la moitié de ce total : porté par le coworking, à l’origine de cinq des douze transactions supérieures à 5 000 m² de 2019, ce secteur reste le moteur du marché parisien malgré un recul de 14 % par rapport à 2018.

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