Faut-il acheter ou louer sa résidence principale ?

Faut-il acheter ou louer sa résidence principale ? Alors que les taux d’emprunt bancaires sont au plus bas, devenir propriétaire plutôt que d’opter pour la location paraît être une évidence. C’est en tout cas ce que montre une étude récente réalisée par Meilleurtaux.com. « Il suffit désormais de 1 an et 9 mois en moyenne pour que l’acquisition d’un 70 m² soit moins coûteuse que la location. C’est d’autant plus extraordinaire qu’il fallait compter 5 ans pour parvenir au même résultat en 2014 et 3 ans en 2017 », déclare Maël Bernier, directrice de la communication du courtier en crédit.

Aujourd’hui, un acquéreur amortit son achat en 2 ans et 1 mois à Nantes, et en 7 ans et 6 mois à Lyon. Autre bonne nouvelle, « pour la première fois depuis six ans, la totalité des villes de France, y compris Paris, Bordeaux et Lyon, voit cette durée d’amortissement se réduire ou au moins se stabiliser ». C’est le cas à Rennes ou encore à Toulouse. Dans la capitale, un acheteur doit aujourd’hui conserver son bien 8 ans et 2 mois pour rentabiliser son opération, alors qu’il fallait 11 ans et 6 mois l’année dernière pour parvenir à ce résultat. Même constat à Marseille (1 an et 7 mois), Strasbourg (1 an et 5 mois) ou encore Lille (1 an et 3 mois).

L’avantage de rester locataire

Toutefois, rester locataire peut dans certains cas être plus avantageux que d’acheter son logement. En effet, selon Jean-Marc Torrollion qui préside la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim), la situation pour un locataire n’est pas si désavantageuse que cela en terme de coût d’usage.

« Une personne qui loue aujourd’hui dans une grande métropole ne paie plus de taxe d’habitation et n’a pas non plus de taxe foncière à régler. Elle bénéficie également d’un loyer encadré, ou au moins maîtrisé, et dont les révisions annuelles ne peuvent excéder celle de l’IRL [indice de référence des loyers]. Quant au montant de ses charges, il peut certes augmenter mais dans une moindre mesure que pour un copropriétaire qui doit désormais assumer des travaux collectifs d’économies d’énergie », souligne le dirigeant qui s’est confié aux Echos.

À raison d’un budget immobilier de 1 000 euros par mois, un particulier qui fait le choix de la location peut en effet s’offrir dans la plupart des grandes villes françaises une superficie plus grande que ne lui aurait permis un achat. Soit, une différence de 12 m² à Paris, 25 m² à Bordeaux ou encore 9 m² à Lille.

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