Coup de frein sur les prix de l’immobilier

Assisterait-on à l’atterrissage tant redouté du marché immobilier ? Selon le dernier baromètre LPI-SeLoger, le mouvement de ralentissement des prix des logements anciens en France s’accompagne d’une baisse parfois rapide dans nombre d’agglomérations. Ainsi, dans près de la moitié des villes de plus de 100 000 habitants, les prix signés reculent, constate Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université Paris-Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger.

Même son de cloche dans les villes moyennes de province qui comptent entre 60 000 et 100 000 habitants, où la baisse est de mise dans 45% des cas. « Les villes les moins chères, sous les 1 700 euros/m², sont aussi celles où les prix reculent le plus souvent en réponse à une demande budgétairement fragile et fortement impactée par la suppression des aides personnelles comme à Béziers, Brest, Bourges, Dunkerque, Mulhouse, Perpignan ou Troyes », ajoute l’expert.

Globalement donc, le ralentissement s’installe. Ainsi « d’une hausse annuelle de 4,6 %, l’été dernier, nous sommes passés à une progression de 4%. Cette perte de vitesse trouve son origine dans la hausse – brutale – des prix immobiliers à laquelle les Français ont dû faire face. En dépit de conditions de crédit toujours plus avantageuses, le surcoût n’a pas pu être totalement compensé d’où une demande qui s’étiole petit à petit… Il est d’ailleurs intéressant de constater que sur le marché des maisons où la demande tend à se maintenir, en termes de prix immobiliers, c’est bien la tendance – haussière – qui prévaut », souligne l’étude.

Paris, Bordeaux et Lyon font toujours l’exception

Alors que dans les villes les plus convoitées, celles qui conjuguent dynamisme économique et amélioration des réseaux de transport, celles où la demande peut se réaliser sans soutien public, la progression des prix reste vive comme à Bordeaux, Lyon ou Paris. La demande se reporte alors sur les communes environnantes et y tire les prix vers le haut.

Dans la capitale, les prix atteignent en moyenne 9 875 euros/m², en hausse de plus de 7% sur un an. Les arrondissements les plus chers demeurent les 7ème (13 528 euros/m²), 6ème (12 966 euros/m²), 4ème (12 505 euros/m²) et 16ème (11 322 euros/m²).

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