Brexit : ces villes qui ont le plus attiré les entreprises

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Aujourd’hui, focus sur une étude publiée cette semaine par Knight Frank, qui a analysé les conséquences du Brexit sur le marché immobilier européen.

Selon le spécialiste du conseil international en immobilier d’entreprise, Dublin reste depuis 2016 solidement installée à la première place des métropoles ayant attiré le plus de mouvements liés à la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. La capitale de l’Irlande s’impose ainsi devant un quatuor formé de Paris, Luxembourg, Amsterdam et Francfort.

« Avec 82 mouvements certains ou potentiels recensés depuis 2016, Paris dépasse Luxembourg et se hisse donc au deuxième rang derrière Dublin. Cette progression est révélatrice de l’amélioration de l’image de la France, confirmant, plus généralement, que les efforts menés pour restaurer l’attractivité de l’Hexagone portent leurs fruits », explique David Bourla, Directeur Etudes et Recherche chez Knight Frank France.

Si les activités bancaires et d’asset management représentent encore la majorité des mouvements liés au Brexit à Paris (30% et 20% respectivement), la hausse de la part des Fintech est l’une des évolutions les plus marquantes des douze derniers mois, souligne l’étude.

Peu représentées jusqu’à la fin de 2018, celles-ci comptent désormais pour 15% du nombre total de projets de relocalisation enregistrés dans la capitale française. Elles pourraient voir leur part encore augmenter du fait du potentiel de croissance élevé du secteur et de la politique volontariste menée pour promouvoir l’écosystème de la French Tech.

« Sur les 82 mouvements liés au Brexit recensés depuis 2016 en Ile-de-France, les deux tiers sont d’ores et déjà effectifs pour des gains estimés à près de 1 500 emplois. Les mouvements potentiels et non encore réalisés représenteraient 1 800 à 2 000 postes supplémentaires, soit environ 3 500 postes pour la totalité des gains d’emplois liés au Brexit », détaille David Bourla.

Ce chiffre pourrait être revu à la hausse dans les prochains mois, mais restera néanmoins assez modeste par rapport au poids économique de l’Ile-de-France. De fait, la très grande majorité des projets liés au Brexit ne portent que sur un nombre relativement faible d’employés, 69 % des mouvements recensés ne concernant pas plus d’une trentaine de collaborateurs. En outre, une dizaine seulement concernent plus de 100 collaborateurs.