1 crédit immobilier sur 3 correspond à une renégociation

Motivés par les niveaux historiquement bas des taux d’intérêt, les Français n’hésitent pas à solliciter leur banque ou leur courtier pour renégocier leur prêt immobilier.

En novembre dernier, près d’un crédit sur trois à l’habitat octroyés aux particuliers (29%) correspondait à une renégociation, contre 26% en octobre et 23,5% en septembre, selon des données de la Banque de France relayées par Les Echos. Les deux tiers restants correspondaient à l’achat effectif d’un bien immobilier.

Les demandes de renégociation des crédits en cours de remboursement sont au plus haut depuis juillet 2017. En novembre, le montant des renégociations a atteint 7 milliards d’euros, à un plus haut depuis mai 2017 (10,3 milliards). Début 2019, il n’était encore que de 3,2 milliards d’euros…

Inquiétudes sur les marges des banques

En cause, la chute continue des taux d’emprunt, qui ont atteint un nouveau plus bas historique en novembre à 1,20% (hors assurance et coût des garanties), selon les chiffres de la Banque de France. Pour l’Observatoire Crédit Logement/CSA, qui couvre autour de la moitié du marché, ils sont même tombés à 1,12 % sur la période.

Cette nouvelle vague de renégociations n’arrange pas du tout le secteur bancaire, qui doit encore rogner un peu plus ses marges. « Certaines doivent être à perte sur des dossiers », avance même un spécialiste en la matière cité par le quotidien économique.

Face à cette situation, qui inquiète les autorités, des recommandations ont été émises. Ainsi, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), présidé par le ministre des Finances, Bruno Le Maire, appelle les banques à ne pas octroyer de crédit immobilier sur plus de 25 ans et à limiter les remboursements à maximum un tiers des revenus du ménage.

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